Le Sénat ignore les appels en faveur d’une cybersécurité électorale

Alors que le gouvernement des États-Unis se prépare à défendre l’élection présidentielle de 2020 contre les cybermenaces, l’organisme fédéral chargé d’aider à administrer les élections, la Commission d’assistance électorale, se dit sur le point d’éclater selon sa présidente.

La commission électorale et ses missions

La présidente de la Commission d’assistance électorale a déclaré aux législateurs que l’organisme cherchait à obtenir des fonds supplémentaires du Congrès. Ce financement fait partie d’un vaste programme de réforme électorale qui a été adopté à la Chambre plus tôt cette année, mais qui n’a pas encore été soumis au vote du Sénat. De nombreux organismes fédéraux, dont le ministère de la Justice, le département de la Sécurité intérieure et la communauté du renseignement, jouent un rôle dans la protection des élections américaines contre l’ingérence étrangère.

La Commission d’assistance électorale est chargée d’établir des normes et des lignes directrices à l’intention des fonctionnaires électoraux et des fabricants de matériel électoral. Mais depuis l’élection présidentielle de 2016, l’agence a également assumé des responsabilités supplémentaires en matière de cybersécurité. Ces commentaires font suite à une prédiction faite fin avril par le directeur du FBI selon laquelle le gouvernement russe et d’autres tenteront probablement de s’ingérer dans l’élection présidentielle américaine de 2020. Le législateur s’est inquiété mercredi de la capacité de l’EAC à s’acquitter de ses responsabilités faute de ressources. La présidente a déclaré aux législateurs que le budget de l’agence avait été réduit de moitié depuis 2010. D’un autre côté, L’Europe, qui est une cible potentielle de cyberattaques importantes, promet d’innover dans la protection numérique et de financer des recherches pour développer des nouveaux moyens de cyberdéfense.

La fondation pour le système électoral tente de sécuriser le processus par l’innovation

Dans une nouvelle publication, la fondation internationale pour les systèmes électoraux a présenté des stratégies pour les organismes de gestion électorale afin de renforcer leur technologie et leurs procédures pour résister aux vulnérabilités. Bien qu’aucun processus ou technologie électorale ne soit infaillible, le processus proposé par la fondation vise à sécuriser les processus électoraux automatisés ou numérisés, dans la mesure du possible, contre les menaces imprévues, les incursions illicites, les pannes de système ou les contestations judiciaires non fondées.

Ce processus met l’accent sur les types d’exposition auxquels un organe électoral peut être exposé lorsqu’il met en œuvre différents types de systèmes technologiques (exposition technologique, humaine, politique, juridique et procédurale). Ce processus encourage une évaluation plus globale de ce qui pourrait mal se passer dans la gestion des données et de la technologie et permet à l’organe électoral d’identifier des stratégies pour réduire ou éliminer différents types d’exposition de façon systématique. Étant donné que le processus vise à fournir une approche holistique de la cybersécurité dans les élections, il permet de générer des données pertinentes sur la cybersécurité dans les élections, les méthodologies d’atténuation des risques et les jugements des tribunaux électoraux liés aux technologies. Le processus proposé s’inspire également des meilleures pratiques internationales en matière de gestion des données et de cybersécurité, ainsi que de transparence, d’ouverture des données et de respect de la vie privée.

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