A la une Politique économique — 01 janvier 2013
Fiscal cliff: accord in extremis ?

Le Sénat vient d’entériner un accord pour éviter les coupes automatiques. La Chambre des représentants, à majorité républicaine, pourrait le suivre dès mardi.

Par Emmanuel Arthault — L’Amérique est officiellement entrée dans « le mur » ce matin, à 5h. Mais les Républicains et la Maison Blanche sont néanmoins parvenus à un accord pour éviter les coupes automatiques : le vice-président démocrate Joe Biden et le chef de la minorité républicaine au Sénat, Mitch McConnell, ont conclu un compromis prévoyant une hausse des taux d’imposition pour les foyers aux revenus supérieurs à 450.000$ par an et une extension de l’assurance-chômage. Le Sénat l’a immédiatement entériné dans la nuit à 89 voix contre 8.

Faire accepter de telles hausses d’impôts par les républicains de la Chambre pourrait toutefois s’avérer difficile, car ils ont déjà rejeté avant Noël l’idée d’imposer davantage les revenus supérieurs à un million de dollars.

Grover Norquist, Directeur du groupe de pression Americans for Tax Reforms, qui a instauré le très influent « serment anti-impôts » destiné aux élus du Congrès, a ainsi soutenu le nouveau consensus : « je n’ai pas lu l’accord en entier, je ne peux pas l’endosser. Mais, tel qu’il nous est expliqué, il ne viole pas le serment (…) Nous devons nous assurer que les réductions d’impôts sont rendues permanentes pour tout le monde, mais ceci est un combat pour les semaines et les mois à venir. [L'accord] est un progrès: il rend 84% des coupes d’impôts de George W. Bush permanentes. »

Les coupes budgétaires automatiques censées entrer en vigueur le 2 janvier sont donc repoussées de deux mois. Néanmoins, l’affrontement autour du relèvement du plafond légal de la dette, atteint officiellement lundi, n’a toujours pas trouvé d’issue.

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Emmanuel Arthault

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