A la une Geopolitique & geoeconomie — 06 juillet 2011
Survie & puissance: le choc sino-américain autour des terres rares

Intervention au Colloque « Guerre et économie », organisé à l’école militaire le 1.07.2011 par l’Alliance géostratégique, l’école de guerre économique et le cercle Participation et Progrès. Une version plus développée de cet article sera publiée dans un recueil dans les semaines à venir.

Je remercie le Colonel Kempf et Florent de Saint-Victor (du blog Mars attaque) d’avoir bien voulu m’inviter à intervenir sur le thème des terres rares. Si vous me le permettez, je vais principalement analyser la confrontation sino-américaine et la réponse particulièrement rapide des Etats-Unis, qui est très riche en enseignements. J’ai préféré être très sélectif et je vous prie de m’excuser si je ne réponds pas totalement à vos attentes.

Les terres rares sont l’un des problèmes géoéconomiques actuels les plus cruciaux. Il est particulièrement difficile d’en saisir la complexité, puisqu’il n’est pas abouti. Bien sûr, je serais très heureux que vous puissiez compléter des lacunes qui peuvent se faire sentir. C’est un sujet où se confond survie des Etats-nations et mondialisation, développement économique et problèmes environnementaux, enjeux de puissance et « doux commerce » – pour reprendre la formule de Montesquieu. Évidemment, la confrontation latente entre la Chine et les Etats-Unis, qui se présente aujourd’hui comme la clé des relations internationales du XXIème siècle, rend le contexte particulièrement instable.

Que sont les terres rares ? Il s’agit de 16 éléments indispensables à l’industrie des nouvelles technologies. Ce sont donc les minerais qui se situent en bas du tableau périodique des éléments. On retrouve par exemple le lanthane dans les batteries de voitures électriques et les sonars, le Samarium dans les éléments de missiles, le Gallium dans les appareils de vision nocturne, l’indium dans les écrans plats, etc. Nous pourrions continuer de dérouler longtemps les exemples ; l’essentiel est de comprendre que les terres rares sont utilisées en quantités infimes par des industries de haute technologie qui ne peuvent s’en passer. L’appellation de « métaux critiques » est sans doute plus appropriée.

Elles s’avèrent donc un composant d’une certaine « civilisation de la technique » – et que celle-ci soit à la fois regrettable, critiquable ou insuffisante pour caractériser l’Occident est naturellement une autre question. En 1992, Deng Xiaoping, qui avait peut-être cette idée a l’esprit, aurait affirmé : « Le Moyen-Orient a le pétrole, la Chine a les terres rares ». Aujourd’hui, la Chine détiendrait 50% des réserves mondiales, et produisait en 2010 97% des terres rares disponibles, soit 130 000 tonnes sur les 133 000 produites l’année dernière. Et la demande ne devrait cesser de croître, pour atteindre 200 000 tonnes en 2014. L’Empire du milieu donc d’une position quasiment monopolistique. Pourquoi ? Parce que l’exploitation des gisements occidentaux a été abandonnée au début des années 90, du fait de l’intégration progressive de la Chine dans l’économie mondiale. Les coûts d’exploitation dérisoires, l’inexistence de normes environnementales en Chine et une politique de bas prix ont eu raison de ces mines.

Le régime de Pékin, dont l’ambition n’est pas à rappeler – et dont l’économie est dirigiste avant d’être capitaliste, – est désormais en mesure d’user d’un levier de puissance considérable, d’une capacité à imposer sa volonté aux économies occidentales en imposant des prix exorbitants ou, pire encore, en rompant leur chaine d’approvisionnement. Donc, il existe une dépendance et la question est de savoir comment la supprimer ou au moins la réduire.

Nous avons donc posé en quelques secondes le fond du problème. Mais s’il émerge assez aisément, la solution l’est beaucoup moins, car le but de la Chine est totalement incertain : d’après certaines estimations, elle serait à son tour importatrice à la fin de la décennie. La survie de la Chine est donc, elle aussi, en jeu. A partir de ce moment là, il faut bien admettre que l’on ignore – que j’ignore – un élément essentiel : le flou entoure la perception chinoise de son propre intérêt. Par contre, ce dont on peut néanmoins être sûr, c’est que la Chine peut avancer cette légitimité pour remporter un bras de fer diplomatique.

Mon court exposé va tenter principalement d’analyser la confrontation sino-américaine et la façon par laquelle l’Amérique a pu passer d’une situation de dépendance – voire de survie – à l’extension de sa propre puissance.

Venons-en à la confrontation sino-américaine de l’été 2010. De 2006 à 2010, Pékin a réduit ses quotas d’exportation de 5% à 10% par an. La production a également été limitée, toujours par crainte que les réserves ne s’épuisent. Un nouveau degré a été atteint en 2010. En juillet de cette année, Pékin avait déjà réduit de 72% ses exportations, pour protéger ses propres ressources.

Mais c’est la crise diplomatique sino-nipponne de septembre 2010, née de l’arraisonnement d’un chalutier chinois par les Japonais dans des eaux contestées (le 7 septembre 2010), qui va menacer d’aggraver la situation. Le 19 octobre 2010, une fuite du ministère chinois du commerce indiquait que les quotas d’exportation des terres rares seraient de 30% plus faibles en 2011. A ce moment précis, on comprend que la Chine a voulu utiliser « l’arme » des terres rares.

Les Etats-Unis ont immédiatement demandé à la Chine une clarification de sa politique d’exportation. Le 30 octobre, Yang Jiechi, Ministre des affaires étrangères chinois, rassurait Hillary Clinton, son homologue américain : la Chine resterait « un fournisseur digne de confiance » de l’industrie de pointe américaine et n’utiliserait pas ses exportations comme un outil diplomatique, politique et économique. L’embargo de la Chine sur ses exportations à destination de l’Union européenne, du Japon (qui représente d’ailleurs 1/5ème de la demande) et de l’Amérique a donc prit fin comme il avait commencé : discrètement.

Cet épisode diplomatique, au-delà de rappeler que la relation sino-américaine est aujourd’hui un axe central des affaires internationales, témoigne d’une préoccupation stratégique de la part des Etats-Unis. En effet, plusieurs agences avaient tracé les prémisses d’une stratégie générale en la matière, annonçant que les Etats-Unis sont, dans une logique classique de survie, en quête des ressources nécessaires à leur prospérité. Le symbole est naturellement très fort : celui de la dépendance la plus vive de l’Amérique face à la puissance en devenir du XXIème siècle.

A l’heure actuelle, les Etats-Unis importent 87% des terres rares qu’ils utilisent, presque exclusivement, de Chine. Le reste provient de réserves ; aucune terre rare n’a été extraite du sol américain en 2009 et 2010. La Mine de Mountain Pass, en Californie, la dernière mine américaine, a fermé en 2002. Je reviendrai plus tard sur sa réouverture.

En ayant conscience de ces éléments, il est très intéressant de se rendre compte de l’ampleur prise par la question des terres rares dans le débat politique, d’abord au sein de la société civile. Il est toujours nécessaire de prendre la température au sein des think tanks qui, pour certains et souvent à raisons, sont les premiers « faiseurs d’opinion » aux Etats-Unis.

En septembre 2009, John Lee, chercheur à l’Hudson Institute, avait souligné la maîtrise chinoise en matière de terres rares et l’impossibilité de considérer la Chine comme un partenaire commercial digne de confiance. Paul Krugman, en septembre 2010, accusait la Chine de vouloir lever une guerre économique à la moindre provocation, voyant dans l’action de Pékin le comportement d’une puissance économique voyou. Les Chinois sont donc accusés de vouloir faire de l’économie mondiale un jeu à somme nulle. Au contraire, Elisabeth Economy, analyste au Council on Foreign Relations, tentait de relativiser la menace et de ne pas accuser outrancièrement la Chine, qui chercherait avant tout à garantir son approvisionnement pour le futur : « il est estimé que s’ils n’agissent pas, la Chine n’aura plus de ressources en terres rares d’ici vingt ans ».

A partir de là, il est possible de saisir les prémisses d’une stratégie américaine – il est présomptueux de parler en termes de « stratégie globale ». Les agences américaines ont tenté de répondre au défi posé par la Chine. Le département de l’énergie a, en mars 2010, donc six mois avant le bras de fer diplomatique avec Pékin, admis qu’il était grand temps que « [les Etats-Unis] développent une réelle vision stratégique dans ce domaine ». Au moment de la crise diplomatique, en septembre 2010, David Sandalow, Secrétaire adjoint pour la politique énergétique et les affaires internationales, déclarait que les Etats-Unis devaient diversifier leurs ressources de distribution et ainsi faciliter l’extraction, le raffinage et la transformation sur le territoire américain. Aussi, il a déclaré vouloir « encourager nos partenaires à faciliter la création d’approvisionnements alternatifs écologiques ». Il y a donc deux solutions qui apparaissent : 1) pousser dans le sens de l’autonomie et 2) inciter à l’émergence de nouveaux partenaires commerciaux.

A ces impératifs de court et moyen terme s’ajoute celui de l’énergie propre. L’administration Obama, démocrate et assez écologiste, essaie d’œuvrer dans le sens d’un développement durable. Elle a relevé que les terres rares étaient utiles aux nouvelles technologies « propres » (par exemple, le Lanthanum, le neodymium et le dysprosium sont nécessaires aux batteries de moteurs électriques). Cette considération est importante, puisqu’elle peut éventuellement conduire à une politique paradoxale : les mines de terres rares sont particulièrement polluantes.

On remarquera par ailleurs que les Etats-Unis n’ont fait que menacer la Chine d’un litige devant l’OMC. Ils l’avaient fait en septembre 2010 mais cela n’avait pas abouti – l’Europe s’était d’ailleurs jointe aux Etats-Unis. Je pense qu’ils ont conscience que cette arme crisperait sans aucun doute davantage les relations sino-américaines est il est à la fois possible et préférable de s’en passer.

L’administration a donc choisi d’autres voies. Il faut savoir que la commission des études géologiques (USGS) établit chaque année un rapport de la production mondiale et nationale des terres rares et de son commerce. La loi sur la défense nationale de 2010 a demandé au contrôleur général d’établir un rapport détaillé sur les terres rares dans la chaine d’approvisionnement pour la défense américaine. Le DoD examine ainsi l’impact sur la sécurité nationale de la domination chinoise sur l’offre de terres rares, c’est-à-dire la sécurité des chaines d’approvisionnement nationale.

Deux éléments peuvent être soulignés maintenant qu’il faut aborder les possibilités d’utilisation des ressources américaines et la diversification des ressources. 1) Il faut savoir qu’au-delà du « problème chinois, » il existe une concentration de l’offre qui soulève toujours la question de la fiabilité de l’approvisionnement. Par exemple, deux mines du Brésil produisent 92% de la production mondiale de niobium (USGS, 2010). En raison de risques politiques comme économiques, l’USGS estime qu’une seule source d’approvisionnement est intrinsèquement plus risquée que de multiples sources d’approvisionnement. 2) La question de coûts se présente différemment désormais : maintenant que la Chine a menacé l’Occident, les prix ont flambé. Par exemple, le dysprosium est passé de 700$ le Kg. à 1470$ en juin dernier. La Chine a donc incité à l’entrée sur le marché de nouveaux compétiteurs.

Les Etats-Unis peuvent profiter de la nouvelle donne. Ils possèdent environ 12% des réserves de terres rares, dispersés dans quatorze états. Je n’entre pas dans les détails ; nous comprenons que les Etats-Unis seraient en mesure de développer une autonomie en revenant sur la production et le raffinage, imparfaite évidemment puisqu’ils ne disposent pas de toutes les terres rares existantes. Néanmoins, les difficultés à relancer les mines américaines existent toujours (administratives : neuf ans pour une autorisation d’ouvrir une mine! Et politiques : organisations environnementalistes, qui peuvent aisément entrer en litige avec les entreprises portant un tel projet).

Le congrès s’est saisi de la question. Un premier projet de Loi avait été déposé en septembre 2010 par la représentante Kathleen Dahlkemper (D-PA) afin de rendre les Etats-Unis autonomes dans les cinq prochaines années. Mais Dahlkemper n’a pas été réélue lors des « mid-terms ». Un autre projet, en mars 2010, comprenait une clause appelant à la création d’une réserve de sécurité nationale de minéraux rares, mais n’a pu passer la chambre des représentants (introduit par Mike Coffman, R-Colo.)

Le Sénateur Lisa Murkowski (R-Alaska), a introduit en Juin 2010 le projet de Loi relatif aux terres rares. 17 autres sénateurs la soutiennent, dont 8 démocrates. Elle est soutenue à la chambre des représentants par Doug Lamborn du Colorado. Le projet vise l’ensemble des minéraux nécessaires à la sécurité militaire et à la vitalité économique des Etats-Unis. Il s’agit de créer un processus de désignation des minéraux critiques en tenant compte du risque de restrictions de l’approvisionnement et donc de créer une politique pour chacun d’entre eux. Aussi, il vise à coordonner les niveaux fédérés et fédéral pour accélérer les procédures d’autorisations. Murkowski espère créer les incitations ou du moins supprimer les contre-incitations à la relance de l’activité minière.

Le projet avance vite, il devrait passer au Parlement pendant l’été, mais il est peut-être encore trop lent. Donc, au-delà de l’autonomie, les ressources disponibles chez les partenaires commerciaux traditionnels sont d’un grand intérêt pour la diversification des sources d’approvisionnement. Ainsi, les Etats-Unis se tournent notamment vers le Japon, l’Australie et le Canada. 

Je ne vais pas pouvoir étudier les partenariats avec chacun de ces pays. Je pourrais évoquer plus en détail les projets au Groenland — dont une mine pourrait aller jusqu’à produire un tiers de la production actuelle! — mais je vais plutôt utiliser l’exemple de Molycorp pour expliquer comment une firme américaine peut sécuriser son propre approvisionnement et ainsi celui des Etats-Unis. Molycorp Incorporations est une filiale de Molycorp Minerals LLC. C’est donc une entreprise privée américaine, dont le siège est situé dans le Colorado. Elle est propriétaire de la Mine de Moutain Pass, le plus grand gisement de terres rares non chinois au monde.

Molycorp utilisait jusque-là des stocks accumulés depuis les années 90. Elle a d’abord relancé le complexe de Moutain Pass. Elle en a obtenu l’autorisation en décembre 2010 – soit deux mois après la confrontation avec la Chine ! Evidemment l’urgence a permis d’accélérer le partenariat public/privé. Les travaux devraient s’achever fin 2012. Elle devrait ainsi passer d’une production de 3.000 tonnes/an à 20.000. Molycorp devrait recevoir 531 millions de dollars d’investissements.

Le financement est particulièrement intéressant. Molycorp a utilisé la technique des offsets, c’est –à-dire des compensations industrielles, d’une manière mesurée (puisque les offsets sont souvent utilisés dans une logique offensive de conquête de marché). Elle a réussi à faire émerger de manière spectaculaire, compte tenu d’un laps de temps très réduit, une offre alternative, tout en s’assurant de la pérennité de la demande. Aujourd’hui, elle est le seul producteur de terres rares indépendant des exportations chinoises.

  1. Juin 2010 : contrat en Molycorp et NeoMaterial (société canadienne). NeoMaterial fournit une assistance technique et un savoir-faire en matière de production de terres rares. Molycorp vendrait à NeoMaterial des terres rares.
  2. Décembre 2010 : joint venture entre Molycorp et Hitachi (société japonaise) : entente pour former des coentreprises afin de produire des alliages de terres rares et des aimants aux Etats-Unis. Encore une fois, il y a là l’acquisition d’un savoir-faire.
  3. Décembre 2010 : protocole d’accords entre Molycorp et Sumitomo Corp. : Sumitomo établira un montage en actions et en financement par endettement d’un montant de 130 millions de dollars pour permettre à Molycorp de finaliser sa chaîne d’approvisionnement et de fabrication de produits issus de terres rares. En échange, Molycorp fournira à Soumitomo plusieurs produits à base de terres rares au cours de sept années à venir.
  4. Avril 2011 : rachat de la firme Santoku America par Molycorp pour 17,5 millions de dollars. Santoku America est l’un des premiers producteurs de terres rares hors de Chine. Cette acquisition permet à Molycorp de lancer immédiatement la production et la commercialisation de terres rares destinées à la production d’aimants. Aussi, Santoku America va participer au traitement des terres rares de la mine de Mountain Pass. En contrepartie, Molycorp soutiendra la continuité de l’activité de production d’alliages de Santoku au Japon.
  5. 4 Avril 2011 : acquisition de la firme estonienne Silmet, producteur européen de terres rares, pour 89 millions de dollars. Molycorp détient 80% du capital. Par là, elle met le pied en Europe, par le réseau des clients.

Molycorp s’est donc assuré un financement, les mines, le savoir-faire, une coopération logistique, et un réseau d’acheteurs avec des firmes de pays qui sont des partenaires traditionnels des Etats-Unis. Je n’ai pas évoqué la question du recyclage, car c’est une solution très couteuse et de longue durée, alors que les Etats-Unis tentent de répondre aux impératifs du court terme. Aussi, les solutions de recyclage n’ont pas été trouvées pour chacune des terres rares. Néanmoins, C’est le Japon qui est très en avance sur ce point : 5.000 chercheurs y travaillent et l’Institut des sciences industrielles de Tokyo a d’ailleurs annoncé avoir trouvé un procédé permettant de recycler le néodyme jusqu’à 80%… Ce qui pourrait aussi expliquer l’intérêt des firmes comme Molycorp à se rapprocher du Japon.

Mais en définitive Molycorp est parvenue, en moins d’une année, à devenir la seule entreprise occidentale à maîtriser l’ensemble de la production verticale des terres rares, de la mine aux aimants. On peut d’ailleurs aller jusqu’à la vente. En 2013, Molycorp devrait avoir multiplié par dix sa propre production, qui représenterait alors 24% de la production mondiale.

J’en viens ainsi à la conclusion. Les Etats-Unis respirent, grâce à Molycorp. Ils peuvent éviter une confrontation directe avec le régime de Pékin, répondre à la menace de l’embargo ou de la flambée des prix. Une offre alternative a émergé en quelques mois. Ceci m’amène donc à relativiser le pouvoir du régime de Pékin : en menaçant de fermer le robinet en septembre 2010, ils ont incité à la pénétration de nouveaux concurrents sur le marché et donc incité l’Occident à trouver de nouvelles sources d’approvisionnement, ce qui a eu pour impact d’augmenter l’offre et de diminuer le pouvoir chinois initial. En fait, ils n’avaient dans leur arsenal qu’une arme à un coup. Et ils s’en sont très mal servis, en l’utilisant à la première occasion, lors d’un affrontement diplomatique somme toute assez banal.

A propos de l'auteur

Edouard Chanot

Edouard Chanot est membre de l'Institut Coppet et Rédacteur en chef du Bulletin d'Amérique. Boursier Tocqueville 2009, il a notamment travaillé au Quai d'Orsay, auprès du Conseiller aux affaires religieuses, et au sein d'un think tank à Washington DC). Il est diplômé en droit et en intelligence économique.

A lire également

(2) Commentaires

  1. Pingback: Survie & puissance: le choc sino-américain autour des terres rares | Terres rares

  2. Bien écrit, j’étais arrive a la même conclusion au moment des faits. On aurait pu rajouter la problématique suivante : Le comportement que les chinois ont eu avec les terres rares en 2010 (Prise en étaux des pays clients, en particulier le japon), reflete-t-il leur comportement de super puissance « Futur » ?